Lycée · 1ʳᵉ · Spécialité SVT
La tectonique des plaques
Mouvements des plaques lithosphériques, limites de plaques et déformation de la lithosphère (programme de 1re spécialité SVT)
À propos de cette page
La lithosphère et l'asthénosphère
La structure interne du globe peut être décrite selon deux approches complémentaires : la composition chimique et le comportement mécanique des roches.
La lithosphère est froide et rigide : elle se comporte comme un solide élastique cassant. L'asthénosphère est plus chaude et se comporte comme un fluide visqueux à l'échelle des temps géologiques (millions d'années).
| Enveloppe | Comportement | Épaisseur approx. |
|---|---|---|
| Lithosphère océanique | Rigide, froide | ~7–10 km de croûte + ~90 km de manteau |
| Lithosphère continentale | Rigide, froide | ~35 km de croûte + ~65 km de manteau |
| Asthénosphère | Ductile, chaude | ~200–300 km d'épaisseur |
Les plaques lithosphériques
La lithosphère n'est pas continue : elle est divisée en une douzaine de grandes plaques et plusieurs plaques mineures qui « flottent » sur l'asthénosphère.
Les principales plaques lithosphériques sont : Pacifique, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Eurasiatique, Africaine, Indo-Australienne, Antarctique, Nazca, Caraïbes, Philippines, Cocos, Arabie.
Les dorsales océaniques : limites divergentes
Les dorsales océaniques sont de grandes chaînes de montagnes sous-marines situées au niveau des limites divergentes, où deux plaques s'écartent l'une de l'autre.
Mécanisme :
- Deux plaques s'écartent : le plancher océanique s'amincit.
- La pression diminue : le manteau fond partiellement (fusion partielle adiabatique).
- Le magma basaltique remonte, solidifie et forme de nouveaux basaltes.
- La nouvelle croûte s'éloigne symétriquement de part et d'autre de l'axe de la dorsale.
L'expansion des fonds océaniques est prouvée par :
- La symétrie magnétique : les anomalies magnétiques (liées aux inversions du champ magnétique terrestre) sont symétriques de part et d'autre de la dorsale.
- L'âge des basaltes : les roches sont d'autant plus âgées qu'on s'éloigne de la dorsale.
Les zones de subduction : limites convergentes
Aux limites convergentes, deux plaques se rapprochent. Lorsqu'une plaque océanique (plus dense) rencontre une autre plaque, elle plonge dans le manteau : c'est la subduction.
La plaque océanique est plus dense que l'asthénosphère : elle plonge naturellement sous son propre poids (traction par la plaque plongeante).
Conséquences géologiques de la subduction :
- Séismes profonds le long du plan de Wadati-Benioff (jusqu'à 700 km de profondeur).
- Volcanisme explosif (magmas riches en eau et en silice).
- Métamorphisme haute pression, basse température dans la plaque subduite.
- Formation de chaînes de montagne lorsque deux continents entrent en collision après disparition de l'océan.
| Situation | Résultat |
|---|---|
| Océan-Continent | Arc volcanique continental + fosse |
| Océan-Océan | Arc insulaire (îles volcaniques) + fosse |
| Continent-Continent | Chaîne de collision (pas de subduction) |
Les failles transformantes : limites coulissantes
Aux limites coulissantes, les deux plaques glissent horizontalement l'une par rapport à l'autre, sans créer ni détruire de lithosphère.
Les preuves et la mesure du déplacement des plaques
Les preuves du déplacement des plaques sont multiples :
- Paléomagnétisme : les roches enregistrent l'orientation du champ magnétique terrestre au moment de leur formation. Les inversions géomagnétiques créent un « code-barres » magnétique symétrique de part et d'autre des dorsales.
- Âge des sédiments et des basaltes : l'âge croît en s'éloignant de la dorsale (confirmé par les forages DSDP/ODP).
- Géodésie spatiale (GPS) : mesure directe des déplacements actuels des plaques avec une précision millimétrique.
- Concordances géologiques : roches et fossiles identiques de part et d'autre des océans (ex. : Glossopteris fossile en Amérique du Sud, Afrique, Inde, Antarctique).
Le moteur de la tectonique des plaques
Le déplacement des plaques est dû à plusieurs forces qui agissent en synergie :
- Convection mantellique : les courants de convection dans le manteau, liés aux différences de température, entraînent la base de la lithosphère.
- Traction par la plaque plongeante (slab pull) : lors de la subduction, la plaque oceanique froide et dense plonge et tire la plaque vers la fosse. C'est la force dominante.
- Poussée à la crête (ridge push) : à la dorsale, la lithosphère jeune et peu dense repousse les plaques de part et d'autre.
La chaleur interne du globe (d'origine radioactive et résiduelle) est le moteur ultime des courants de convection.
- La lithosphère (rigide) repose sur l'asthénosphère (ductile).
- Elle est divisée en plaques qui se déplacent à 1–20 cm/an.
- Dorsales = limites divergentes = accrétion océanique.
- Subduction = limites convergentes = destruction de lithosphère océanique.
- Failles transformantes = limites coulissantes.
- Preuves : paléomagnétisme, âge des fonds océaniques, GPS, concordances fossiles.
- Moteur principal : traction par la plaque plongeante + convection mantellique.
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